Dans la fonction publique, la prévoyance est indispensable pour préparer l’avenir. Mais pour les agents de l’aviation civile, le choix d’une couverture n’est pas toujours facile à anticiper, et mérite d’être étudié avec beaucoup de rigueur en tenant compte de chaque élément…
1. Vérifier l’adéquation avec le dispositif de la DGAC
La DGAC (Direction générale de l’Aviation civile) a confié à la MGAS la gestion du volet prévoyance de sa PSC (Protection Sociale Complémentaire). Le dispositif comprend notamment un socle de garanties interministérielles, ainsi que trois options complémentaires pour renforcer progressivement la protection selon les besoins de chaque agent.
Le socle prévoit à la fois le maintien de la rémunération en cas de CLM (Congé Longue Maladie) ou de CGM (Congé pour Grave Maladie), ainsi qu’une protection en cas d’invalidité non professionnelle ou de décès. Précisons que l’affiliation reste facultative et concerne uniquement les agents actifs concernés par le dispositif, avec une participation de l’employeur de 7 € par mois qui est prévue dès l’adhésion au socle. Ainsi, dans le cas d’un contrat MGAS prévoyance, chaque agent de l’aviation civile dispose d’une offre pensée dans le cadre spécifique de la PSC mise en place par la DGAC.
2. Identifier les risques à couvrir
Avant de choisir une formule, commencez par déterminer les situations susceptibles d’affecter vos ressources ou celles de votre foyer. En effet, un contrat de prévoyance peut intervenir à la fois face à une incapacité de travail, mais aussi dans le cas d’une invalidité ou même d’un décès. Cette réflexion doit donc tenir compte de votre situation personnelle, comme par exemple :
- La composition du foyer
- Les revenus
- Les charges régulières
- Le niveau de ressources dont vos proches pourraient disposer en cas imprévu
En complément, elle permet aussi de cibler les garanties réellement adaptées à votre situation personnelle et à celles de vos proches.

3. Examiner les niveaux de garanties
Une fois les risques identifiés, étudiez précisément le niveau de protection associé à chaque garantie, en vérifiant que le montant et les modalités des prestations doivent être suffisamment clairs pour évaluer leur intérêt au regard de votre situation. Dans le cadre d’une offre vraiment modulable, les options peuvent être utiles pour renforcer progressivement la couverture. Par la suite, prenez le temps de comparer les niveaux de protection avant de choisir celui qui correspond vraiment à vos besoins.
4. Contrôler les conditions du contrat
En tant qu’agent de la fonction publique, les conditions d’adhésion et d’entrée en vigueur méritent une lecture attentive. Vous avez donc tout intérêt à vérifier les éventuels délais, les conditions d’acquisition des garanties et les règles applicables à votre situation administrative. Pour le dispositif de prévoyance de la DGAC, les garanties sont acquises dès le premier jour d’affiliation, sans délai de carence, et sans formalités particulières.
5. Anticiper l’évolution de ses besoins
Enfin, n’oubliez pas que vos besoins en prévoyance peuvent évoluer au cours d’une carrière dans la fonction publique. Par exemple, une modification de votre situation familiale, de vos revenus ou de vos projets personnels peut aussi conduire à réexaminer le niveau de protection choisi. Parmi les différentes solutions, le dispositif dédié aux agents de la DGAC prévoit aussi la possibilité de souscrire une option de prévoyance dépendance. Une solution qui peut être nécessaire pour préserver l’équilibre financier du foyer en cas de dépendance totale.




