Faire-part ou faires-parts : quelle est la bonne orthographe

En bref

  • L’orthographe traditionnelle impose l’invariabilité : « des faire-part ».
  • La réforme de 1990 autorise la marque du pluriel sur le second mot : « des faire-parts ».
  • L’écriture « des faires parts » avec un « s » au verbe est toujours incorrecte.
  • Pour l’envoi, le poids du papier et le format de l’enveloppe déterminent l’affranchissement.

L’orthographe des invitations de naissance ou de mariage pose souvent problème au moment de l’impression. La confusion règne entre l’invariabilité traditionnelle, la tolérance de la nouvelle orthographe et l’erreur fréquente d’écrire des faires parts avec deux marques de pluriel. Voici les règles strictes pour ne pas commettre d’impair sur vos cartes.

La règle traditionnelle : des faire-part invariables

Selon les dictionnaires classiques et la grammaire traditionnelle, le mot composé « faire-part » reste invariable au pluriel. Cette règle s’appuie sur la composition du mot : il est formé du verbe « faire » et du nom « part ».

Dans la logique grammaticale historique, le verbe ne se met jamais au pluriel dans un nom composé. Le sens littéral est « faire la part de » (donner la nouvelle). Ainsi, les puristes de la langue française privilégient toujours l’écriture : un faire-part, des faire-part.

Si vous souhaitez éviter tout débat ou critique de la part des destinataires les plus conservateurs, cette option demeure la plus sûre et la plus élégante pour vos impressions en 2026.

Pourquoi l’écriture des faires parts est interdite ?

Il est crucial de comprendre pourquoi écrire des faires parts constitue une faute lourde. L’erreur provient d’une généralisation abusive de la règle du pluriel où l’on ajoute un « s » à chaque élément du groupe nominal.

Cependant, le premier élément « faire » est un verbe. En français, un verbe employé dans un nom composé ne prend jamais la marque du pluriel, même si l’objet est multiple. On n’écrit pas des « portes-avions » mais des « porte-avions ».

L’ajout d’un « s » au verbe « faire » est donc une erreur grammaticale absolue. Peu importe le nombre d’invitations envoyées, cette orthographe doit être bannie de vos textes et maquettes.

La tolérance de 1990 face à l’erreur des faires parts

Depuis la réforme de l’orthographe de 1990 validée par l’Académie française, une nouvelle règle s’applique aux noms composés pour simplifier la langue. Elle stipule que les noms composés d’un verbe et d’un nom prennent la marque du pluriel sur le second élément uniquement.

Selon cette rectification, il est désormais tout à fait correct d’écrire : un faire-part, des faire-parts. Cette modernisation aligne le mot sur la logique des noms simples (comme un journal, des journaux).

Cette règle permet de légitimer l’ajout du « s » final, mais elle ne valide en aucun cas l’orthographe des faires parts. Le verbe initial reste, lui, toujours invariable.

L’exception québécoise : le fairepart soudé

Nos voisins d’outre-Atlantique ont adopté une approche pragmatique pour résoudre ce dilemme orthographique. Au Québec, la tendance et l’usage ont favorisé la soudure des deux mots pour former un nom unique : le fairepart.

Cette graphie simplifie radicalement la question du pluriel. Comme tout nom commun standard, il prend simplement un « s » à la fin. On écrit alors : un fairepart, des faireparts.

Bien que moins courante en France, cette orthographe est acceptée et gagne du terrain dans les communications modernes pour sa simplicité et sa logique visuelle.

Affranchissement et tarifs timbres faire-part

Une fois l’orthographe validée et vos cartes imprimées, l’étape suivante concerne l’expédition. Le choix de l’affranchissement dépend du poids de votre invitation, qui inclut souvent le carton principal, le carton réponse et l’enveloppe doublée.

Un faire-part standard pèse généralement entre 20 et 35 grammes. Si votre envoi dépasse les 20 grammes standards, vous devrez ajuster l’affranchissement pour éviter que le destinataire ne paie une taxe. Il est recommandé de vérifier les tarifs timbres faire-part en vigueur pour 2026 afin de budgétiser précisément votre envoi.

Pour les créations originales avec des formats atypiques (carrés, ronds) ou des matériaux lourds (papier épais, rubans, sceaux en cire), le pesage précis de chaque unité est indispensable avant l’achat des timbres.

Gérer les envois en nombre pour les grands événements

Pour un mariage ou une grande cérémonie, le volume d’envois peut rapidement atteindre plusieurs centaines d’exemplaires. L’affranchissement manuel devient alors fastidieux et coûteux.

Les solutions professionnelles permettent d’optimiser ces expéditions massives. Passer par des services spécialisés dans les envois en nombre offre souvent des tarifs préférentiels et un gain de temps considérable sur la mise sous pli et l’adressage.

Ces prestataires logistiques gèrent également les normes de tri postal, assurant que vos invitations arrivent en bon état et dans les délais impartis, même pour des destinations internationales.

Suivre les invitations jusqu’à réception

L’envoi de faire-part contient une charge émotionnelle et organisationnelle forte. Savoir que les invités ont bien reçu l’information est capital pour gérer le nombre de convives.

Pour les envois critiques ou vers des destinataires éloignés, l’utilisation d’un courrier suivi est une sécurité supplémentaire. Vous pouvez ainsi suivre les invitations via les outils de tracking en ligne. Cela permet d’identifier rapidement les éventuels retours à l’envoyeur (NPAI) et de réagir en contactant les invités par un autre moyen.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre « faire-part » et « faire part » ?

« Faire-part » (avec trait d’union) est un nom commun désignant la lettre ou le carton d’invitation. « Faire part » (sans trait d’union) est une locution verbale signifiant « informer » ou « annoncer » (ex: je souhaite vous faire part de mon mariage).

Peut-on écrire « des faires-parts » au pluriel ?

Non, c’est une faute d’orthographe. Le verbe « faire » ne prend jamais de « s ». Les seules orthographes admises sont « des faire-part » (traditionnel) ou « des faire-parts » (rectifié 1990).

Quel est le délai moyen pour envoyer un faire-part de mariage ?

Il est conseillé d’envoyer les faire-part de mariage 3 à 4 mois avant la date de l’événement. Si vous n’avez pas envoyé de « Save the date », un délai de 6 mois est préférable pour permettre aux invités de s’organiser.

Comment accorder « faire-part » dans une phrase ?

Si vous utilisez le nom composé, l’accord dépend de la règle choisie (invariable ou réforme 1990). Si vous utilisez la locution verbale « faire part », le mot « part » reste toujours singulier (ex: nous vous faisons part de plusieurs nouvelles).

Le format de l’enveloppe influence-t-il le tarif d’envoi ?

Oui, les formats non rectangulaires (comme les enveloppes carrées) peuvent parfois nécessiter un affranchissement spécifique ou manuel selon les machines de tri. Il est préférable de consulter les conditions actuelles de La Poste.

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